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Le blog de Pierre Montmory

Le blog de Pierre Montmory

"La joie de vivre a des amants, Gare à l'eau vive, Gare aux serments".

LE POÈTE RETROUVÉ

LE POÈTE RETROUVÉ
LE POÈTE RETROUVÉ

          TON CŒUR SUR NOS PAS

 

Le Poète en toi, ton unique originalité; t’aime, toi, te fait confiance; fait battre ton cœur qui bat ta volonté d’où naît ton courage.

     Tu reçois la tendresse des Muses et tu écoutes le souffle de ton génie dans la paix et le silence.

     Et tu dis les paroles inspirées par le Poète.

     Tu es le vivant, paisible et silencieux, composant un poème avec les bruits du monde.

     La paix et le silence, tu les connais depuis toujours.

     Il te faut vivre en paix avec toi et dans ton silence intérieur.

     Dehors le monde où s’exprime la complexité humaine.

     Dedans, la simplicité du souffle qui porte la voix et le cœur qui bat la mesure.

 

     La mélodie est le dialogue entre soi et le monde.

     Les bruits du monde rendent sourd celui qui est occupé par le désir. Le besoin te prive de paix et l’envie brise le silence. Quand tu réussis à être en paix avec toi – que tu t’es débarrassé des besoins, et que règne le silence dans ton intérieur – que ton souffle te suffit, tu jouis de tous les génies qui peuplent ta maison corporelle et qui animent la complexité de ta machine humaine. La machine humaine dont le cerveau est le maître, le ventre le moteur, les membres les outils, et le cœur le guide. Les cinq sens pour te sentir vivant.

     Ton poème est donc ton corps avec le monde.

     La forme de ton corps poème est le contenu du monde qui remonte à la surface et que tu récoltes et que tu déposes avec ta plume sur le papier en lui donnant la forme des lettres qui font les mots que tu charges d’encre, et remplis de ton sang et qui donne un sens à l’éternité.

              

Ne te dis pas poète

Ce qui est prétentieux

Tu n’es qu’un visage

Du poète en toi

Le plus souvent roi

Travailleur

Soldat

Vagabond

Et vaniteux

 

Ne te dis pas poète

Ce qui est prétentieux

Essaie de vivre avec nous

Vivre pas pour nous

Vivre pas pour toi

Vivre avec nous

Ton corps dans nos bras

Ton cœur sur nos pas

LE POÈTE RETROUVÉ

LE POÈTE PERDU

 

     Nous pleurons la destruction de Palmyre, les ruines d’une cité antique. Ce ne sont que des pierres. Nous oublions les personnes qui ont toutes un nom bien à elles, et qui sont toutes des œuvres d’art, en chair et en esprit. Là où le Poète s’est surpassé avec une poignée de poussière et une poignée de rosée. Des cœurs d’argile fragile que les bombes écrasent sous les pierres du décor, aujourd’hui.

     Les personnes qui ne connaissent ni la paix ni le silence sont les otages de la guerre, la pire des terreurs.

     Les personnes qui ne connaissent  ni la paix ni le silence sont au coeur de la guerre et des turbulences, entre le tonnerre des bombes et les cris du massacre, pendant la trêve des nuits avec la douleur insomniaque, les yeux hagards des bêtes effrayées, les cœurs bondissants dans les poitrines oppressées, les vents pourris qui sortent du ventre de la bête immonde, les hurlements des sirènes de l’apocalypse et les vociférations des maîtres de guerre dans les haut-parleurs.

     Les personnes qui ne connaissent ni la paix ni le silence sont comme les maisons détruites dont l’intérieur est un abîme de torpeur avec des ombres traquant ceux qui râlent encore, bougent ou tentent de se relever; des ombres qui effacent les noms des innocents; des ombres d’une nuit qui ne veut pas finir et dont les aurores sont des soleils de sang noir, des brouillards de larmes.

     Les personnes qui ne connaissent ni la paix ni le silence sont les otages des banques qui dévalisent le monde et pillent la planète. Les banques qui évaluent la vie des peuples aux cours de la bourse.

     Le poète des personnes qui ne connaissent ni la paix ni le silence est terrorisé pour être empêché de réclamer justice et renverser les tyrans;  et alors le poète est torturé sur une croix comme un vulgaire criminel, ou fusillé contre un mur, ou bien alors le poète est forcé de se prosterner au pied des tyrans sous le torchon des drapeaux, l’affreux linceul des peuples.

     Le poète des personnes qui ne connaissent ni la paix ni le silence est réhabilité après la victoire des tyrans et l’intronisation de la nouvelle dictature démocratique. Les tyrans en font un héros et construisent pour lui, le dévasté, des monuments de pierres où, à dates fixes, les peuples iront défiler.

     Et l’opposition officielle, dans sa différence établie, transforme le poète en martyr, pour recueillir les larmoiements et les gémissements des peuples qui cultivent le goût de la vengeance et le désir de revanche. Ainsi les peuples sont prêts pour le prochain conflit organisé.

     Le poète des personnes qui ne connaissent ni la paix ni le silence est affublé d’une nationalité et d’une religion et dans les stades les peuples vont s’adonner à des batailles virtuelles en brandissant leurs signes ostentatoires et en hurlant leurs slogans.

     Le poète des personnes qui ne connaissent ni la paix ni le silence fait faire des affaires aux banques avec l’argent de la terreur et des guerres.

LE POÈTE RETROUVÉ

LE POÈTE RETROUVÉ

 

     Le véritable poète crée la vie à l'instant et renouvelle chaque chose infiniment. La perfection, il ne peut l’atteindre lui-même.

     Un poète, une poétesse authentique, c'est l'amour qui se donne à connaître et qui toujours s'enfuit à peine entrevu.

     Un poète original, une poétesse inouïe bat le coeur de la volonté.

     Les poètes tiennent éveillés les autres.

     Nous ne pouvons vivre pour aucune cause, pour aucune idée, aucun patron, aucun poète ni poétesse, ni pour nous-mêmes - mais seulement avec les autres, dans la poésie qui est la vie.

     Le poème c'est le corps qui chante l'éternel présent.

     Le poème est un cadeau de l'éternité dans les mains voluptueuses.

     Il existe une foule de poèmes et chaque citoyen de la Terre invente les siens suivant sa fantaisie.

     Certains poètes terrorisent les imaginaires des autres pour imposer la tyrannie de leurs maîtres.

     Certains poètes interdisent les questions et imposent réponse à tout, et veulent être pour tout et pour tous.

       Le poète s’intéresse  au mot très tard dans sa vie, quand il étudie notre civilisation pré-humaine, encore à l'ère de la bestialité.

     Le mot est un outil qui sert autant à réaliser qu’à rêver.

     Les livres d'histoire sont écrits par des poètes officiels, propriétaires terriens de l’intelligence.

     Le poète déchiffre les livres en lisant ce qu’il sait vraiment avec son cœur. Son coeur lui dicte des sentiments et ses sentiments forment sa pensée.

     Si les mots du poète grandissent dans le sein de sa mère Liberté, les mots du poète sont fabriqués dans l’atelier de son  père Amour.

     Si dans son pays d'origine, dans sa famille, le poète ignore le mot et le tout des tyrannies, le poète libre est éduqué avec amour.

     Le poète est amour et liberté incarnés. Ta chair telle que tu la vois. Tes sentiments tels que tu les vis.

     Les poésies officielles écrites par les poètes domestiques de la tyrannie sont des prisons de l’esprit vues à travers les barreaux d’une cage.

     Le poète non engagé par un maître vit avec les autres, mais il ne vit pour personne en particulier. Le poète libre est une humanité et les autres humains ne lui rendent pas toujours son amitié.

     Les poètes domestiques sont bien seuls dans leurs salons où leurs maîtres les consignent pour que la vie se taise.

     Le libre poète écrit pour chacun dès qu’il commence à parler avec les autres, là où ils se trouvent, dans leurs croyances et leurs préjugés.

     Ainsi le poète ne bannit aucun mot, aucun terme ni expression du langage humain. Il bannit seulement l'oppression et l’oppresseur. Le mot n'y est pour rien.

     Ce sont les poètes tyrans qu'il faut bannir, il ne faut pas se tromper de cible. Les poètes tyrans savent jouer avec les mots et se jouent de nous, nous trompent hardiment, surtout quand on s’obstine à leur répondre par des mots quand alors il faut les détruire.

     On ne parle pas à un tyran, on le détruit.

     Le véritable poète, pense à la justice, à ce que l'on a dans le cœur, amour ou haine.

     L’ambition donne l’inspiration aux poètes serviles qui passent d'un fanatisme à l'autre.

     Les poètes tyrans font passer la servilité pour de l’intelligence.

     Les poètes tyrans font croire que le beau est malin et la virtuosité une performance.

     Les poètes domestiques cultivent le  chacun pour soi. Et le chacun pour soi est un mouchoir de poche qui sert de drapeau aux clients du grand magasin des idées et des joujoux du Mondistan dans une civilisation pré-humaine à l’ère de la bestialité.

     Ils sont rares les poètes bien éveillés qui n'ont pour drapeau que l'écrin du ciel et comme rêve le drap de leur peau.

     Que mon poème aime !

LE POÈTE RETROUVÉ

JAMAIS SEUL DANS SON EXIL

 

     Le poète est incarné. Ta chair telle que tu la vois.

     Que mon poème souffre.

     J’ai mal aux dents !

     Si nous sommes faits à l'image d'un créateur, alors, comme lui, avec notre libre arbitre, nous faisons bien, nous faisons mal; avec nos pulsions animales nous faisons n'importe quoi; avec notre coeur nous répandons l'amour.

     À l'image d'un créateur nous créons notre vie, nous inventons nos légendes, nous inventons notre langue; à notre mesure, nous sommes créateurs incarnés dont le contenu émerge sous la forme de notre esprit dans la chair de notre corps éphémère, aussi éphémère que chaque instant dans l'éternité; nous avons le choix de jouir de ce présent cadeau de l'éternel créateur ou alors, nous pouvons aussi nous résigner à survivre en nous reniant, et nous renierons le créateur en nous soumettant à des hommes de poussière et d'eau, pour un petit pain et des jouets nous réciterons par coeur les paroles d'un créateur unique et rigide inventé par les exploiteurs, et nous vivrons ici dans notre enfer intérieur, au purgatoire de l'exploitation, tout en cotisant en argent et prières pour une place au paradis des promesses, car alors, étant soumis et apostats, nous n'aimerons pas, nous ne connaîtrons que l’intérêt et l'usure. 

     Heureux celui qui aime le créateur en lui et qui de  sa vie fait un paradis; peut s'en aller tranquille pour un deuxième paradis, car ayant laissé derrière lui un bon souvenir dans le coeur de ses amis, au coeur éternel de l'amour où toute créature est amie car étant toute égale dans la création.

 

Pierre Marcel MONTMORY - trouveur

(illustrations:) Compositions de pierres du mont Safoon en Syrie et sculptures du grand maître sculpteur Nizar Ali Badr - Jabl Safoon

(illustrations:) Compositions de pierres du mont Safoon en Syrie et sculptures du grand maître sculpteur Nizar Ali Badr - Jabl Safoon

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Pierre Marcel Montmory 07/03/2017 23:20

COVIX : "L'Homme oubli ce qu'il est, l'humanité est en lui, en sa définition, les tyrans le savent et martyrisent tout ce qui pourrait redonner une âme à l'humanité".