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Le blog de Pierre Montmory

ANATOMIE DE L'ÉTERNITÉ

ANATOMIE DE L'ÉTERNITÉ

ANATOMIE DE L’ÉTERNITÉ

Le rythme des battements du cœur donnent la mesure du temps mécanique réglé par l’humain.

Tic, tac, et entre les deux un temps d’arrêt où la mécanique se repose.

Pendant le repos du cœur mécanique, il y a l’éternité qui passe et se loge en nous et nos sens allumés nous mettent à notre vraie place, et mesurent l’humilité de notre grandeur, alors nous recevons l’immensité de l’Univers dans notre cerveau.

La grandeur de l’humain se mesure à l’éternité.

Nous ressentons l’éternité lorsque nous aimons.

L’amour est loi universelle de la vie.

 

Le temps ne mesure que notre existence.

Nos pensées uniques et nos certitudes sont des mécaniques obsolescentes.

L’éternité est l’éveil de la curiosité et l’ouverture au don.

Quand nous aimons nous sommes disponibles pour donner et recevoir.

Quand nous aimons nous nous enrichissons.

Quand nous ne faisons qu’exister avec des pensées mécaniques, nous nous appauvrissons jusqu’à ne plus vivre mais seulement exister.

Quand nous aimons nous sommes curieux, nous

doutons de nos certitudes et puis nous combattons notre pensée unique.

Quand nous aimons nous nous offrons nous-mêmes en dons utiles aux autres humains.

 

L’anatomie de l’éternité prend la forme d’un poème quand un artisan y mêle les matériaux de notre pauvre vie mécanique, technologique.

L’éternité donne le sang neuf à notre existence.

Le poète est l’artisan qui recrée cet état éternel de la révolution universelle.

Le doute est ami, la certitude ennemie.

Les idées, les croyances changent, le doute est la recréation permanente du sens, la nourriture du sang de la vie universelle.

 

L’anatomie de l’éternité dans le poème de l’humain commence par l’exposition de son corps dans son vêtement naturel de peau posé sur le drap immaculé de la page blanche, d’une toile vierge, dans la lumière éclatante de l’atelier de l’artisan qui l’habillera comme son sujet, au fur et à mesure qu’il mettra à nu ses particularités et en le situant dans le temps de son épopée. Plus il habille son sujet, plus il semble nu.

L’anatomie de l’éternité se situe dans l’histoire particulière de chaque individu, mêlée de sens et de sang humain.

L’anatomie de l’éternité est représentée par son humanité, complexe et humble.

La mécanique est la somme des langages de communication des humains pour ordonner leur existence.

 

L’amour est fantaisie créatrice qui tient en éveil notre curiosité et nous prédispose au don de nous-mêmes.

 

Voici le tic quand je tique sur toi

Voici le tac qui me file le trac

 

Entre les deux mon cœur balance

Pour toujours, serine la romance

Pas la peine, dit ma déveine

Mais si, pousse la chance

 

Toc, toc, je cogne à ta porte

Fric, frac, le ciel est ouvert

 

Entre nous deux danse l’éternité

Tourne l’infini de ta robe

Quand le temps se dérobe

Et qu’il nous reste l’éternité

 

Voici le tic quand je tique sur toi

Voici le tac qui me file le trac

 

L’ÉTERNITÉ TANT ATTENDUE

 

Les chevaliers courtisent les dames

Par respect pour l’éternité

Les dames cachent de la main

Le sein du Graal caressé

 

Par les chemins les preux en allé

Armés de vœux pieux et de roses

Conquièrent avec la seule volonté

Des cœurs alanguis à la pose

 

Quand ils découvrent Jérusalem

Repus d’aventures et de fables

Dans son temple ils se mettent à table

Elle chante la muse qui les aime

 

Terre promise patiente fiancée

Accueille en son sain argile

Les promesses les plus fragiles

Comme les roses déjà fanées

 

Esther de Babylone sur son suaire a marché  

Mardochée l’a délivrée de son long exil

Et Kleb le mendiant de Paris les a chantés

Et Dihya leur offrit un bouquet de bruyère

 

Chevaliers ou manants amateurs de beauté

Courent les chemins pour une poignée de blé

Et leur cœur de bonheur n’est satisfait

Que de boire à la coupe le vin parfait

 

Si toutes les muses pouvaient chanter

Le génie courant les rues des cités

Je n’aurais pas eu la peine ni la pitié

De dire ce qui me tient ici éveillé

 

Car pour pouvoir être de mon temps

Il me faut régler l’horloge sévère

Sur les gestes du travail des amants

Qui font la pose sur les barrières

 

Sans hiver il n’y a pas de repos bienfaisant

De la terre renait la jeunesse du printemps

Les étés flamboyants les révoltes claires

Et à l’automne les récoltes prospères

 

L’éternité tant attendue ne vient

Que si le cœur sait son repos

Dans le silence entre deux refrains

À l’habitude de vivre sans défaut

 

Pierre Marcel Montmory - trouveur

 

 

AVEC LE TEMPS

 

Avec le temps

Va, je vais, je passe

Je n’oublie pas ton visage ni ta voix

Mon cœur toujours bat et c’est le bonheur de

                                                                             penser

De te trouver moi-même à mes côtés

Sans laisser dire sans laisser faire personne

Et c’est le mien le temps d’être soi

 

Avec le temps

Va, je vais, je passe

Et t’adore et te trouve ici

Sachant tout être ton regard

Sans paroles ni hasard

Avec seulement l’eau vive d’un serment

Le temps éternel des amants

 

Avec le temps

Va, je vais, je passe

J’me fabrique des souvenirs

J’me fabrique une gueule

J’amuse la galerie des curieux

Les morts s’attendrissent

Tu viens toute seule vers moi

 

Avec le temps

Va, je vais, je passe

Je ne crois en rien

Je t’aime en tout

Je te donne et tu m’offres

Ta solitude aimante

Ton égale amitié

 

Avec le temps

Va, je vais, je passe

Je n’oublie rien

J’entends ta voix

L’amour comme unique loi

Notre contentement

Notre joie

 

Avec le temps

Va, je vais, je passe

De plus en plus jeune

Je pratique l’art de vivre

Le beau métier de l’humanité

Jamais seul et toujours riche avec soi

Et avec ou sans le temps

J’aime de plus en plus

 

 

Pierre Marcel Montmory - trouveur

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Hichem Mahmoud 22/01/2020 16:34

Très original !

Medespoir 22/01/2020 16:33

Un très bon article, bonne continuité