Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Pierre Montmory

LES 9 MUSES

Filles du Jour et de la Mémoire

Filles du Jour et de la Mémoire

Clio, célèbre dans l’Histoire, une couronne de laurier, une trompette

Clio, célèbre dans l’Histoire, une couronne de laurier, une trompette

Sujet / Objet

Melpomène, la chanteuse, couronne de pampre de vigne, sceptre à ses pieds

Melpomène, la chanteuse, couronne de pampre de vigne, sceptre à ses pieds

Âme / Corps

Calliope, qui a une belle voix, le bien dire, l’éloquence, couronne d’or, livre, trompette

Calliope, qui a une belle voix, le bien dire, l’éloquence, couronne d’or, livre, trompette

Esprit / Matière

Polymnie, celle qui dit de nombreux hymnes

Polymnie, celle qui dit de nombreux hymnes

Qualité / Quantité

Thalie, la florissante, l’abondante, poésie pastorale, masque de comédie, violon

Thalie, la florissante, l’abondante, poésie pastorale, masque de comédie, violon

Finalité / Causalité

Euterpe : la toute réjouissante, musique à danser, flûte, tambourin

Euterpe : la toute réjouissante, musique à danser, flûte, tambourin

Sentiment / Raison

Uranie, la céleste, couronne d’étoiles, globe terrestre

Uranie, la céleste, couronne d’étoiles, globe terrestre

Liberté / Déterminisme

Terpsichore, la danseuse de charme, poésie légère, couronne de guirlande, lyre

Terpsichore, la danseuse de charme, poésie légère, couronne de guirlande, lyre

Existence / Essence

Érato, l’aimable, l’élégie, poésie amoureuse, chorale, couronne de myrte et de rose, cygne

Érato, l’aimable, l’élégie, poésie amoureuse, chorale, couronne de myrte et de rose, cygne

LES 9 MUSES

Hymne d'Ammi-Ditana de Babylone

à Ishtar.

   Célébrez la Déesse, la plus auguste des Déesses !

   Honorée soit la Dame des peuples, la plus grande des dieux !

   Célébrez Ishtar, la plus auguste des déesses,

   Honorée soit la Souveraine des femmes, la plus grande des dieux !

   - Elle est joyeuse et revêtue d'amour.

   Pleine de séduction, de vénusté, de volupté !

   Ishtar-joyeuse revêtue d'amour,

   - Ses lèvres sont tout miel ! Sa bouche est vivante !

   À Son aspect, la joie éclate !

   Elle est majestueuse, tête couverte de joyaux :

   Splendides sont Ses formes ; Ses yeux, perçants et vigilants !

   - C'est la déesse à qui l'on peut demander conseil

   Le sort de toutes choses, Elle le tient en mains !

   De Sa contemplation naît l'allégresse,

   La joie de vivre, la gloire, la chance, le succès !

   - Elle aime la bonne entente, l'amour mutuel, le bonheur,

   Elle détient la bienveillance !

   La jeune fille qu'Elle appelle a trouvé en   Elle une mère :

   Elle la désigne dans la foule, Elle articule son nom !

   - Qui ? Qui donc peut égaler Sa grandeur ?

LES 9 MUSES

HUMAIN QUI SUIS-JE ?

- en noms :

Liberté et Amour

- en quantités :

Tendresse et Courage

- en qualités :

Paresse et Curiosité et Don

- en défauts :

Oublier et Mentir et Truquer et Jouer

- en probabilités :

Aimer, Créer, Détruire, Tuer, Mourir

- en finalités :

Être aimé, Avoir perdu,

Renaître, Revivre, Remourir

LES 9 MUSES
LES 9 MUSES
LES 9 MUSES
LES 9 MUSES
LES 9 MUSES
LES 9 MUSES
LES 9 MUSES
LES 9 MUSES
LES 9 MUSES
Le poète Pablo Neruda et Matilde Urrutia

Le poète Pablo Neruda et Matilde Urrutia

QUI SUIS-JE ?

 

rationnel et délirant

travailleur et joueur

empirique et imaginaire

économe et dilapidateur

prosaïque et poétique

 

sculpture de Nizar Ali BADR

sculpture de Nizar Ali BADR

QUE FAIS-JE ?

 

rationalité / affectivité du mythe et du délire

travail / jeu

empirique / imaginaire

économie / « consumation »

prosaïque / poésie

LES 9 MUSES

POÉSIE :

c’est-à-dire

la ferveur,

la participation, l’amour, l’extase.

LES 9 MUSES

L’amour est poésie. Un amour naissant inonde le monde de poésie, un amour qui dure irrigue de poésie la vie quotidienne, la fin d’un amour nous rejette dans la prose.

LE POÈTE

     Ce qui est représenté n’est pas ce qui est agréable, mais ce qui est réel, malgré le déplaisir qu’il peut entraîner. Ce déplaisir lui vaut les interdictions de ceux qui sont dans le déni des profondeurs infernales de la culture.

     Le vrai poète vit avec tout le peuple et ne conçoit pas que la poésie puisse être séparée de la pensée. Sa parole forte n’est nullement effrayée par les tempêtes qu’elle peut provoquer. Il bouscule en permanence les acquis théoriques et déconstruit inlassablement les systèmes de pensée.

     Les choses ne sont jamais acquises de façon irréversible. Le propre de la pensée est d’être en mouvement. La pensée ne peut se soutenir que de son propre dépassement.

     Le poète est un éternel voyageur. Sa marche est superbement amoureuse. Dans son monde, la force de l’amour anime son œuvre. L’amour de la pensée, de la liberté et au nom de la dignité humaine. Mais également l’amour de la femme, du corps et de la poésie.

     Le poète attend de la poésie la même chose que nous attendons d’un amour, un dépassement infini.

Houria ABDELOUAHED

LES 9 MUSES

CHANTE MUSE !

   Chante !

   Muse inspirée, chante ! Fais-toi désirer !

   Je ne prétends pas détenir la vérité.

   Je ne dis pas les choses que les autorités veulent entendre. C'est tout. C'est tout pour mon honneur.

   Ça fait peur, peur aux conservateurs. Un mec qui parle avec ses mots à lui, qui dit quelque-chose qui nous fuit. Le troupeau des salauds est le plus fort, mais le solo du rigolo est le plus malin des refrains. On peut prendre la vie à quelqu'un mais la raison est la raison quand le meurtre est folie. J'aurais chanté toute ma vie et pis tant-pis. Répète-le à ton voisin, je suis occupé avec ma voisine. Nous nous aimons l’un sur l’autre, et de notre joie naîtra un messager. Un messager qui apportera les bonnes paroles.

   Attends le facteur, je vais chercher ta sœur, elle et moi nous communions en blanc sur l’autel des délices. Attends le facteur pour le bonheur, achète un peu d’espoir si tu broies du noir.

   La vérité, chacun couche avec la sienne et ma voisine elle a un vrai amour dans le cœur. C’est la vie qui m’a donné la chance, alors je la prends. C’est une romance pour les grands enfants. Toi, t’es vieux tu attends ta retraite. Moi, je suis jeune, je n’ai pas le temps de faire semblant de vivre. Ma voisine a deux seins blancs pour le lait de mes enfants.

   Chante ! Chante muse qui m’inspire le génie des caresses!

   Chante muse ! Souffle-moi des baisers au son doux de ta peau sur ma peau. Je bats le tambour des jours; je siffle le couplet des nuits; à la fenêtre de tes yeux, muse, tu me vois naître comme un être, et tu me donnes la vie, le seul bien que je possède.

   Tu chantes et je danse ! Je danse dans les ténèbres autour du feu, la joie crépite de rires. Les éclats de ta voix entre les murmures du vent !

   Chante la rumeur de l’eau vive qui emporte les serments !

   La vérité, chacun couche avec la sienne.

   La mienne muse a la ruse des tourments. Je suis son génie vivant. Et son mal indifférent quand je suis mort.

   Chante encore ! Je te désire ! Tu es la vie ! Et je suis, encore !

Pierre Montmory trouveur

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Pierre Marcel Montmory 23/10/2019 16:49

À une poétesse devenue princesse, mon dépit amoureux :
Tu es devenue une « star », une vedette sur les écrans du néant. Tu t’es éloignée de nous. Nous, qui habitons la Terre, le plus beau pays dans l’Univers.
Tu as oublié que tu n’étais pas seule, que d’autres partageaient avec toi une même culture humaine.
Tu as oublié le travail. Toi, qui n’étais qu’une chandelle allumée dans la nuit.
Toi qui nous apportais ta candeur et ton offrande mains ouvertes remplies de fruits. Toi qui fus pour faire rire le jour au nez de la nuit. Toi dont le chant doux berçait nos malades, éloignait le mal, nous charmait et provoquait l’amour.
Tu es partie. Tu as pris l’oubli comme habit, pour paraître en haut dans le vide, là où il n’y a rien que des pantins si légers qu’ils n’ont pas de pieds pour marcher et piétiner la terre, fouler l’eau des rivières.
Tu n’étais qu’une simple humaine, te voici devenue quelqu’une avec un nom qui s’écrit en majuscules.
Pauvrette, brûle ton habit de fête, nous ne savons que faire des fées et des princes charmants. Reprends tes haillons et viens nous guérir avec tes chaudes larmes et tes rires dansants et que ta plume s’envole à nouveau car tu sais si bien espérer quand tu nous touches du coude et que ton souffle effleure notre nuque.
Redeviens notre muse aux mille appâts pour encourager les génies qui se plaignent de nos abondantes plaintes.
Reviens sur la Terre, ton seul pays, qui n’a pas besoin des apitoiements des dieux jamais advenus.
Reviens, sœurette, et demande aux plus forts d’entre nous De détruire la misère.
Dommage que tu as dédaigné ma présence ici avec mon formidable bagage que je partage avec le peuple de mon quartier de Terre. J'aurais pu te faire entrer dans mes cercles et tu aurais tourné toute ta vie avec ta parole si bonne...
Mais voilà, je n'ai pas le temps pour une étincelle qui se prend pour une étoile.
L’OUBLIÉ