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Le blog de Pierre Montmory

LE SAUVAGE

LE SAUVAGE

LE SAUVAGE

La vie vendue allume le feu aux ruines du progrès

La main de l’humain remue le sable des terres brûlées

Ainsi finit ce qui commence avant de voir le jour

Car jamais il n’y aura toujours sans la main de l’amour

 

Le présent cadeau la réalité la poésie

Rien ne te fait plus envie car tu jouis

Ton désir de tout satisfait n’est plus une quête

La vérité le poème la voix du poète

 

Tu nais sans peur avec l’innocence de l’enfant

Tu dois jouer pour jouer sans souci d’être grand

Tu vis sans peur et sans la morale des méchants

Tu ris sans peur de mourir car tu ris tout le temps

 

Mais si tu pleures tes larmes sont sucrées

La joie de ton cœur n’est jamais chagrinée

Tu cours tu cries les muses te font des touches

Tu mouilles leurs joues d’un baiser sur leur bouche

 

L’humanité découragée n’a plus de volonté

Dans les rues la peur du courage avance masquée

Le citoyen sans valeurs est un client acheté

La morale a des gènes éthiques avec le péché

 

L’humanité laisse dire et laisse faire ses instincts

L’humain paresseux n’espère plus ne croit plus rien

La nature sauvage a donné raison aux chiens

Des colliers et des muselières aux politiciens

 

L’humanité dérivant échoue sur les banquises

Elle erre vagabonde sur la Terre promise

Elle s’accroche à ses drapeaux cousus de peaux trouées

Dans tous les États le monde angoisse enfermé

 

L’humanité perdue voudrait une fin heureuse

Mais elle ne quittera pas ses habits de gueuse

Elle préfère la folie à la pensée sérieuse

Elle remet à demain la sagesse rieuse

 

Je suis resté sauvage par goût de la nature

Qui offre ses avantages sans une rature

Quel beau chantage à l’amour que les airs du futur

Cours sur tous les rivages des terres sans cultures

 

Je suis sauvage effrayé par les bruits des damnés

Qui vivent dans les cités géantes civilisées

Quels tristes paysages ces visages enfumés

Sauve-moi de cet éloignement de ma dignité

 

Sauvage je le suis comme mon cœur vagabonde

Qui bat la mer les plaines les montagnes il bonde !

Et je fuis hagard les sourires ingrats des Joconde

Et j’ai assez de mon génie pour toutes mes blondes

 

Sauvage je reste malgré l’ordre qui enchaîne

Qui ne sait pas mon vrai nom et qui fait de la peine

À toutes les races d’animaux en quarantaine

La barbarie contre le sauvage se nourrit de haine

 

Le chef de l’humanité est l’argent qui vend la vie

Si tu donnes avec ton cœur ta vie n’a pas de prix

Pour les petits humains le suicide a un seul prix

L’opinion générale se moque bien de la vie

 

Du moment qu’il mange l’humain est content de lui

Promettez lui qu’il aura toujours plus pauvre que lui

Toujours un inférieur pour lever la main et frapper

L’humain est violent car il est faible par lâcheté

 

L’humanité a des excuses pour chaque crime

Les juges mènent en prison les pauvres victimes

Les criminels officiels bien hauts restent à la cime

Ceux d’en bas fabriquent les armes dans leurs usines

 

L’humanité cultive l’obéissance aux chefs

Les humains libres sont des otages dans tous les fiefs

L’amour est interdit et la violence légale

La beauté est un crime et tout le péché banal

 

La vie vendue il ne reste que la mort à crédit

Le bonheur et la chance et l’espoir sont à ce prix

Les prophètes les professeurs enseignent les soumis

Suivent les règlements les punitions les interdits

 

Alors l’humanité abandonne sa famille

Elle est fière d’elle-même debout dans ses guenilles

Elle préfère faire le trottoir comme une fille

Oui, la sociale la recevra dans ses bastilles

 

L’autre humanité servile renie sa dignité

Elle se tait et s’applique à se taire l’éternité

Elle imite ses maîtres pour sa prospérité

Elle ambitionne fort pour gagner poste hérité

 

L’humanité a gagné la liberté de choisir

La contrainte de naître de vivre et de mourir

Elle ne peut se plaindre des maîtres qui la font souffrir

La souffrance n’a pas de remède à offrir

 

Mais quelqu’un d’humain une personne anonyme

Une humanité simple et belle comme un cœur pur

Les yeux de la lumière et l’oreille magnanime

Sur nos chemins va faire le bon avec le geste sûr

 

Sans nom ni prénom ni publicité sans s’annoncer

Avec dans les mains que des mains pour outils à aider

La grande humanité n’a plus qu’un mot pour aimer

L’amour la charité sans avoir été commandé

 

La belle humanité a gagné l’humilité

Et l’Univers indifférent a grandi étonné

Sans rien dire par le ciel les étoiles ont filé

Notre planète fait le dos rond et n’a qu’à tourner

 

L’humanité retrouvée rit comme on rit d’être aimé

Quand on s’admire la vie se refait une beauté

Tous les amants boivent le vin de la fraternité

L’amour des pays polis offre l’hospitalité

 

Pierre Marcel MONTMORY trouveur  

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