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Le blog de Pierre Montmory

« Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition."

« Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition."

Le 8 mars,

rappel des droits

des femmes !

Cela ne vous semble pas incongru à vous ?

Avoir instauré une date officielle pour se souvenir que les femmes ont des droits, pour moi cela reste fou !

Tant de dates qui m’exaspèrent, tant de dates qui me désespèrent, la Saint-Valentin bien sûr pour son hymne en démesure, mais tout autant la journée « internationale des droits de la femme » et son côté obscur, pour sûr !

Alors ! Comment devenir l’égal d’un combat inégal ?

Comment écrire sur une liberté que nous n’avons pas pleurées, saignées, espérées gagnées ?

Comment savoir plonger au fond de cette fosse, sans n’avoir jamais appris à sauter dans le vide ?

Comment comprendre cette bataille et ses failles alors que je n’ai jamais eu à esquiver les premières mitrailles ?

Que dire pour m’émanciper davantage que ce que nous avons déjà vaincu, qu’écrire que d’autres n’auraient déjà dit, crié, saigné et mis à nu ?

« Œil pour œil et le monde finira aveugle. »

Je n’en veux plus de cette violence au nom d’une injustice qui n’a pas de sexe. Comme il me peine de devoir dire à certaines de mes sœurs - « ne craignez plus la violence brutale des hommes, désormais, vous êtes bien leur égal, que l’on nous pardonne. »

Oui, je sais bien, ne rien dire c’est consentir.

C’est accepter, encore aujourd’hui, le risque de ne pas tout à fait être, de ne pas pouvoir se plaindre lorsqu’on se retrouve éjectée, l’espoir fracassé par le seul tort d’être née avec un vagin. C’est devoir accepter d’être invisible aux regards de certains d’entre eux, pauvres arriérés figés dans les vestiges d’une société émoussée et dont la quête, en toutes saisons, est de chercher le graal sous nos jupons.

Oui, pour certaines d’entre nous, le combat est encore sanglant et entêtant lorsqu’il leur faut accepter que pour être remarquée il faille se démarquer, toujours plus, toujours trop, gravir ces quelques phallus couleurs bleus maux qui n’entendent pas les cris de nos mots.

Pourtant, je ne sais pas, que pourrais-je bien écrire que d’autres ne nous aient déjà offert à vivre, à lire ? Moi, je ne mène pas de combats, je n’aime pas les guerres mêmes aux blasons fiers, je n’aime pas les faux idéaux qui font le lit des noires idéologies, je ne me résigne pas à lancer par désespoir cet hallali.

Peut-être juste relire et découvrir l’histoire, lignes après lignes, lettres après lettres, s’imprégner des discours d’Olympe de Gouges à Simone Veil sans omettre Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi, Rosa Parks et les suffragettes.

« La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente » Françoise Giroud

N’est-ce pas déjà le cas ?

N’y a-t-il pas des femmes tout aussi reconnues que conspuées et ce dans de nombreux secteurs financiers, politiques, dans de grandes entreprises cotées en bourse, à la tête de pays puissants, de médias, d’organisations scientifiques ?

N’y a-t-il donc pas eu l’histoire pour nous démontrer qu’il y a chez certaines femmes tout autant de mauvaises tactiques et sombres pensées numismatiques et que l’ego, la superficialité, la trahison ne sont pas l’apanage des hommes ?

Je me suis toujours méfiée des grands combats qui ne peuvent exister que dans la violence et la destruction de l’autre, et ce, depuis que j’ai découvert les religions et leurs apôtres. La libération des femmes sans un état réellement laïque est impossible. Néanmoins depuis des siècles nous suivons « ces repères », issus de stéréotypes religieux patriarcaux qui nous enfermaient, mais nous rassuraient également. Que ce soit chez les pratiquants juifs, les catholiques ou chez les musulmans, ces religions, aux écrits immuables, commandent encore que la femme soit conforme au statut de seconde. Il ne peut donc pas y avoir de libération des femmes et d'égalité des sexes quand le modèle dont on s'inspire est la Bible, la Torah ou le Coran. Dans un Etat laïc, où le politique passe avant le religieux, on ne peut et nous ne devons plus accepter de suivre une loi divine visant à réduire la liberté de la femme, mais brandir celle d’une constitution faite par et pour l'assemblée du peuple, c’est là que réside selon moi, à présent le cœur de ce débat.

Mais où sont nos femmes élues pour se lever et mener ce combat ?

« A force de victimiser les femmes et d'accuser l'autre sexe, le féminisme risque de tomber dans le manichéisme. » (Élisabeth Badinter)

Peut-être pourrai-je juste rappeler : « Qu’être Misogyne, c’est justement penser que la femme est une victime de par sa nature », tout autant que la misandrie n’apportera rien à cette législature.

Pardon à celles et ceux qui se sentiraient lésés par mes propos mais, non ! Selon mon humble ressenti, ce n’est plus un combat d’égal à égal, c’est une vraie guerre d’ego, une bataille de femelles contre mâles et surtout, une manière d’exister à travers de nouvelles exigences d’êtres violents, égoïstes, égotistes au nom d’un passé trépassé, déjà bien piétiné.

Non mes sœurs !

La féminité, n'est pas une incompétence, elle ne nous affaiblit pas et les irrévérences ne sont pas le territoire des hommes qui autour de nous bourdonnent. Bien mal nous en a pris que de penser ainsi, croyez-moi, la bêtise n’a pas de sexe, et la liberté d’être soi est unisexes.

Suis-je libre en tant que femme de ne pas vouloir être l’égal de l’homme mais sa moitié complémentaire et ce, sans qu’une harpie me sermonne ?

Suis-je libre d’aimer mon autre, sans vouloir qu’il soit votre ?

Libre d’aimer des attentions atypiques qu’aucun diront désuètes, sans me sentir fluette, sans regards désapprobateurs de mes sœurs, qui m’aligneraient aux murs des collaborateurs ?

Où est donc cette sororité à laquelle me raccrocher parmi ces guerrières qui m’imposent ce qu’elles dénoncent, les jalouses, les envieuses, les butineuses de conjoints, les arrivistes carriéristes, les aigries de la vie, les zélées masculines, les LGBT condamnées eux-mêmes pour violences conjugales, les élues aux mains pleines de pouvoirs, celles qui descendaient dans la rue en Sarouel avant de soutenir un agresseur au pouvoir ?

Peut-être pourrions-nous cesser enfin les amalgames qui font courir de fausses notes, de fausses gammes sur nos orgueilleuses âmes.

« Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition." Disait Jean-Marc Reiser, peut-être est-ce là mon inspiration, mon ambition, peut-être qu’il y a là dans cette oraison quelque chose à faire pour construire un monde sans fausses aspirations ?

Ne pas chercher l’égalité, mais la complémentarité, ne pas chercher à écraser par une utopique supériorité, masculine ou féminine, l’absolue parité jusque dans une virgule de grammaire, mais se respecter, s’apprivoiser, s’admirer, s’écouter, s’entraider.

Je suis libre, homme ou femme, vous n’aurez pas mon âme pour aiguiser vos armes. Je continuerai à être amoureuse, à être aventureuse, à suivre les règles de mon propre jeu sous vos yeux sourcilleux. Libre de ne rentrer dans aucune de vos cases, refusant d'être étiquetée.

Voilà ce que je souhaite à chaque être humain en cette journée où je suis invitée à m’exprimer : « Se libérer, se trouver, ne pas se laisser envahir par les stéréotypes. »

Voici ce pourquoi je me lève aujourd’hui : « La fin des généralisations, des clivages, de la victimisation, des vengeances, de la violence qui nous ravage »

Alors voilà ce que je vais ancrer sur cette page blanche, à l’encre rouge, en silence : « Apprivoisons-nous, refusons l’indifférence de nos différences, aimons-nous, car là est la clé de la survie de notre humanité ! »

©️Nataneli

« Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition."
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