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Le blog de Pierre Montmory

TON PAYS C'EST TON CORPS

TON PAYS C'EST TON CORPS
Ton pays c'est ton corps avec ta peau pour frontière. L'humain a les mains nues pour protéger la vie. Tu travailles bellement. Ta cabane est jolie. Ta peau est propre. Tes animaux sourient. Ta cuisine est bonne. Ton lit moelleux. Ta porte reste ouverte. Le jour nouveau est à ta fenêtre. Ta muse enchante ton cœur. Ta plume légère caresse la beauté. Tu remercies avec ton poème. Le présent t'es connu. Ta compagne s'est mise nue. La vie aime ses amants. Tu offres ton cadeau. Un peu de pain et beaucoup de justice. Les enfants reconnaissent l'enchanteur qui leur demande de se présenter aux autres pour eux-mêmes. Les bras parents de l'être enseignent la vie aux nouveaux mondes qui viennent à naître. Chacun est soi plus les autres. Les relations sont des danses, des danses avec les pensées comme des fleurs solitaires ou des bouquets de senteurs - car une seule fleur ne vaut-elle pas tout un bouquet. Il faut prendre pour apprendre, toucher pour sentir - goûter n'est pas mentir quand le vrai entre en soi. Ami du vivant fuit les assassins. Le déserteur est un bon heur pour les pays qui ont du cœur. Le déserteur est un mal heur pour les nations mortelles. Nulle planète n'est plus belle que celle d'un pays qui gagne chaque journée son contentement dans une gorgée d'eau, une tranche de pain, un chant d'oiseau; et c'est ainsi que le juste plaide pour l'infinie création. Regarde ! La curiosité est le don pour trouver l'or. Écoute ! Le juste partage est le don. Au regard du ciel, tu es ton seul témoin. Tu ouvres tes mains et tu y trouves ta satisfaction. Quand tu refermes tes mains pour palper ton trésor tu crées des promesses. Peu importe la quantité si la qualité demeure. La farine de chacun fait du pain. Mal heur à ceux qui comptent avec l'argent; la mort sera le bénéfice car ils auront vendu la vie et rien ne leur restera qu'une poignée de poussière sèche. Si, après une journée tu ne trouves que des lignes dans tes mains, alors, ton destin est incertain, cours sur la rive sauvage jusqu'à effacer cette nuit en toi, ton pays est ruiné, puisse le jour suivant te voir naître et que le travail t'invite. Car tu n'espères rien en attendant, le paradis s'enfuit devant les prétendants, la vie est une mégère pour les ambitieux et la vie est le tourment des faiseurs de néant. Les drapeaux sont les linceuls de l'indignité. Que le chemin est grand pour être digne de vivre en liberté.
Pierre Marcel Montmory maître trouveur
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