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Le blog de Pierre Montmory

Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel

La photographie me parle dans la langue de l’amant et dit ce que l’alphabet ne peut pas dire ni écrire.

La photographie me parle dans la langue de l’amant et dit ce que l’alphabet ne peut pas dire ni écrire.

      Les vastes visions du lieu qu’il imagine.

      Parler avec mille et une voix.

     Écrit en toute transparence, et à l’œil nu, vous engage dans la compréhension et l’interprétation.

     Abrège abondamment dans un temps qui s'estompe.

     Grand témoin de cette unité entre le capteur de regard et la réalité capturée.

     « L'écriture est un outil pour parler au présent et murmurer l'avenir ».

     Avec l'épidémie d'oubli qui sépare les racines du sens.

     Un symbole de défi et de résistance à la civilisation de la destruction.

     Ne pas fournir de livres qui n'enseignent rien au lecteur et de ne pas avoir de conversation avec des menteurs et des arrivants qui donnent une fausse représentation.

      Le poète n’est pas un individu qui traîne dans les rues et donne de la joie à tous ceux qui se croisent, mais il est ancré pour connaître, il est le maître - et le poème n'est pas "un mot" mais le battement de coeur lorsque tous les sens s'estompent.

     Le récit contemporain est passé d'un simple récit de conte de héros à l'architecture de la sagesse, et à l'ouverture d'une porte qui mène à l'esprit qui dit la vie sous toutes ses formes, ses langues et ses stades: un moment de la vie humaine.

     Ce qui est important, c’est l’éclat qui ressemble à de l’écriture et la certitude que vous dessinez et retranchez, puis que vous glissez et fouillez avec chaque mot. En bref, je pense que le paysage culturel est vide de symboles locaux - malgré leur abondance, chez les intellectuels qui cherchent toujours une médaille à leur collier de chiens savants et domestiqués, ou une place à l’ombre d’une statue pour lui ressembler et ils adorent  jouer des rôles comme : le peintre "Picasso Algérie" ou le poète "Rambo Algérie" ».

     L’université est devenue la seule voie permettant de gagner des faveurs et des emplois générateurs d’argent, ce qui a permis à l’intellectuel de devenir le nid d’un nouveau type de créatures qui prétendent être éduquées Ces conspirateurs partagent  sciemment le butin en cartographiant des intérêts étroits et en se livrant à des comportements honteux ou en s’inscrivant dans des partis, et ne font qu’être loyaux envers le souverain - en justifiant ses erreurs - tout comme l’Église lorsqu’ils décrivaient  les guerres des rois médiévaux en Europe.

     Porte-parole officiel de la souffrance, du mépris, de la marginalisation et de l'injustice. Cela ne signifie jamais être du côté des perdants ou du diable, comme le décrivent parfois les empereurs de l'argent et des impuissants.

     Il découle de l’invention créée par un œil expérimenté de voir des images et de lire la psychologie des couleurs, des formes et des contraires, la dynamique des lignes, et la joie et la tristesse de l’existence.

     J'essaie toujours de gagner l'affection des gens avant de filmer, car l'intimité est importante et peut permettre au photographe d'aller dans des endroits inconnus et de tourner des choses qu'il n'a jamais vues. Ma vision est de toujours laisser au photographe un rêve qui se nourrit de folie, car il traite de l'inconnu, du possible et de  l’impossible, d'un labyrinthe ou d'une mascarade, de la fascination qu'il ressent dans tous les gens et qu’il risque de rater s’il ne porte pas d'appareil photo.

     J'essaie de traduire les idées que j'étudie dans les théories et les approches de la réalité. Je vis cette réalité à travers des outils esthétiques qui immortalisent le moment où je dis la splendeur du monde dans lequel nous vivons.

     Comme une femme qui a rempli la corde du linge, comme des yeux qui regardent depuis les balcons lointains, j’ai vu les histoires des histoires, et des histoires devant les visages qui étaient dans une voix le lendemain matin où les âmes baptisées sont absentes des banquets de joie.

Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel

     La magie de la ville et sa violence et l'altération de la population avec le reste de sa beauté, les effets qui hurlent et meurent en silence.

     Je prends un exemple simple, la mosquée Sidi Lakhdar dans la vieille ville de Constantine qui est habillée devant tous nos ouragans.

     Les images font partie du récit pour les futures générations et cet enseignement devient un simple souvenir, un souvenir selon lequel un mensonge infâme existe.

     Chaque image raconte une histoire avant et après. Une image est un être vivant, elle regorge de sens et d'inflammation, raconte les machinations et le chemin des dériveurs, guide le transit de sa mort et lui montre le large horizon, le souffle sur les maisons compactes, leur donne une respiration sifflante quand ils oublient de rester soudés.

     Les images sont témoins de la parole.

     L’art n'a toujours pas trouvé assez d'espace pour prouver sa capacité à participer à la consolidation des valeurs et à créer un dialogue constructif entre l'homme et son environnement.

     La photo n'est pas un faux témoin.

     Ben Laden était un membre de la CIA.

 

     Le Printemps arabe est l'effusion de jeunes rêveurs du changement, le rejet de la tyrannie par les Arabes, aspirant à un avenir différent, avec le droit des peuples de manifester et d'aller au-delà du style de société médiévale dominant, les puissances occidentales l'utilisent comme un outil stratégique pour parvenir au chaos menant au chaos.

     Les jeunes rêveurs du changement permettront un réel pas en avant.

     Les jeunes de la poussière sortent dans la rue pour dire leur mot après une longue attente.

 

      « Si votre image n'est pas assez bonne, vous n'êtes pas assez près ».

     Je préfère toujours les images qui racontent les histoires dont nous avons tous besoin pour semer dans notre âme un nouveau pouls qui traverse les histoires de l'autre, qui n'a jamais été dans notre imagination et ne s'est pas soucié de ce qui lui est arrivé. L'image a la capacité de faire d'un conte spécial un conte collectif pour lequel nous sympathisons ou sourions. Par exemple, l'image d'un homme qui était un soldat et qui est maintenant handicapé et qui, dans des grandes sociétés, est en train de recevoir des miettes. Il n'a pas exagéré le drapeau national.

     La photographie me parle dans la langue de l’amant et dit ce que l’alphabet ne peut pas dire ni écrire, car elle indique que le moment est révolu et que certains de ces instants sont des plus savoureux.

     Après notre mort, la photo nous donne une chance de continuer la vie. C'est notre vertu haut de gamme.

     Et je vous dis en souriant : «Je filme».

     Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel

Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel

Abdecelem IKHLEF 

photographe et intellectuel

 

Né en 1962 à Constantine, Algérie

     Enseignant à l’université de Constantine, diplômé de l’université de Southampton en Angleterre, traducteur d’une vingtaine de livres y compris «Simorgh» de Mohammed DIB, de beaucoup de poésie dont les poèmes de Pierre Marcel MONTMORY.

لغة الحب

لغة الحب تحدّثُ عن قلوب المحبين

لغة الحب

لغة الحب تحدّثُ عن قلوب المحبين

تقول "لا" حتى حين يتوجّب قول "نعم"

تقاوِم وتُخسِر الآخرين كل الحروب

تضم بين ذراعيها كامل الأطفال

تحلّي مرارة الأيام

تحيل قسوة الليل إلى رقّة

تتجاهل الأسوار

لها الكون تحت قدميها

تتجاهلها الآلهة

تعشقها الوحوش لكن لا تتكلمها بعد.

لغة الحب ليس لها كلمات غريبة عن الحظ السيئ

تبقى لغة الحب في قصر الشاعر

هي العارفة ذات التواضع

تقدّمُ الجمال على طاولة "الرب"

الشاعر / بيار مارسيل مونموري

          LA LANGUE DE L’AMOUR

     La langue de l’amour parle du cœur des amants, elle dit non à tout même quand il faut dire oui, elle résiste et fait perdre toutes les guerres, elle tient dans ses bras tous les enfants, elle sucre l’amer des jours, elle adoucit la dure nuit, elle ignore les murs, elle a l’Univers à ses pieds, les dieux l’ignorent, les bêtes l’adorent mais ne la parlent pas encore. La langue de l’amour n’a pas de mots étrangers au mauvais sort. La langue de l’amour demeure dans le palais du poète, elle est une humble savante qui sert la beauté à la table de l’Éternel.

     poème de Pierre Marcel MONTMORY

     traduction d'Abdecelem IKHLEF

Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel
Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel
Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel
Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel
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Abdecelem IKHLEF photographe et intellectuel
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