12 Décembre 2025
- livre gratuit à copier et à partager -
L’école est destructrice de l’art et de la science. Ce ne sont pas les gouvernements qui forment les grands Humains mais la nature. Les programmes d’éducation nationaux sont policés et donc ne peuvent former des poètes.
La nature lègue des dons et des talents particuliers à certains êtres humains. Le maître est donc celui qui sait les choses en venant au monde.
Le premier savoir réunit les sciences intuitives que nul ne peut consigner dans un livre car il n’existe pas de langage pour formuler leurs règles (à part la mathématique pure et ses logarithmes; mais là, il n’y a pas de génie reconnu édité).
Le second savoir est l’imitation. L’être doué recherchera les maîtres anciens (qui renouvèlent la tradition et donc l’art de transmettre) et nouveaux (qui sont déjà jeunes maîtres) pour s’élever par des exemples de conduite morale et des modèles d’ouvrage.
Si par malheur, orphelin de tout, le jeune génie obligé se confiera à la nature. Car la nature dispense le bien et le mal, le laid et le beau avec mesure.
Le troisième savoir est l’éducation par le développement de la sensibilité et de la curiosité par des exercices quotidiens d’observation et de critique et d’analyse en même temps que les démonstrations du mode d’emploi de ses outils physiques naturels et des outils matériels utiles à son art que les anciens lui auront légué et, une fois qu’il en sera jeune maître (à la fin de sa croissance biologique vers 23-24 ans), il les améliorera, les adaptera.
Pierre Marcel Montmory maître trouveur