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Le blog de Pierre Montmory

EN ROUTE POUR LES ÉTOILES

EN ROUTE POUR LES ÉTOILES

LE CIEL EST OUVERT

 

Vivre nu est naturel et plait aux poètes.

Vivre caché est l'artifice des croyants.

Les poètes créent des mondes nouveaux.

Les croyants gardent les tombeaux.

Faut de tout pour faire le monde.

Faut des fous pour faire l'immonde.

Tu veux choisir quand tu subis.

Tu subis par choix.

Moi, je ne choisis rien.

J'ai la vie.

C'est assez posséder.

Quand on est humain.

Pas besoin d'être quelqu'un.

Pas besoin de jouer au malin.

La ruse des muses

Et le génie des chiens

Sont pain quotidien

+

Le ciel est tout vert

Quand bleue est la mer

Et jaune le sable

Et mes pas confondus

 

Le ciel est ouvert

Toute l’année

Sans congés

Le jour travaille

 

Le ciel est tout vers

Quand le poète écrit

Qu’il est l’écume

Sur la tête des vagues

 

Le ciel est tout vers

Moi à l’endroit

Où je suis saoul

De la mer veilleuse

 

Le ciel n’est rien

Sans marin

Ni bateau

Ni rêves

 

+

 

 

LE CIEL EST OUVERT (2)

 

Après avoir vécu sur la Terre comme si c'était le seul paradis possible de ton vivant.

Tu cherches une autre place derrière le vent et ton regard glisse sur l’horizon.

Alors seulement avec toi tu avances un pied devant l’autre prends soin de toi.

+

LE CIEL DU MATIN

Il y a encore des oiseaux

Il reste la Lune

Et toi

Les artistes sont partis

Je suis le dernier

Pas encore déformé

Par les croyances

Les préjugés

Les jugements

Et les châtiments !

Le ciel du matin

Un enfant le cœur aux lèvres

La tête curieuse

La main généreuse

Un enfant doué pour vivre

Le ciel du matin

Et le ciel du soir

Le dernier rayon du Soleil

Avant la Nuit

La dernière parole de Veille

Avant le Jour

Le dernier geste du Souffle

Au Feu

La première caresse de l’eau

À l’amour

Les poèmes sont tous

Des poèmes d’amour

Y a-t-il un poète vivant ?

Y aura plus de soleil

+

SUR LA RUE

 

Les étoiles rapprochées

Saignent et éblouissent

 

Dans le fond des jungles originales

Les étoiles s'éloignent les unes des autres

La nuit douce caresse les pupilles

La bouche embrasse les étoiles

 

Dans les bras de l’Univers

Les solitaires brillent pour un sourire

 

Le rêveur berce l’Éternité

L’ombre de sa main sur les yeux

 

Lumière douce des cieux

Éclaire les chimères

 

La force dans les mains

Pour pétrir le pain

 

Le croissant de la Lune

La crème du Soleil

 

Étoiles pareilles

Le feu veille

La nuit solidaire

De l’absent sans sommeil

 

Un fugitif en guerre

Contre la misère

 

Collé à tes pas

Le drap de ta peau

 

Qui est là

Pour dire ton nom

 

Les étoiles se rapprochent

À l’instant

 

Premier multiple

Solitude inventive

 

Ombre lumineuse

Sur la rue

+

ÉCRIS UN NOM

 

Des cendres et de la terre

Et l’eau le feu tout le vent

 

Descendre sous la terre ou

Fouler les planches du monde

 

Capitaine de ma guiterne

Marin navire en berne

 

Avec des noces de cendres

Dans Venise surpeuplée

 

Amoureux de cœur et d’épée

Embrasse Cassiopée

 

À l’encre de cendres

Écris un nom

+

VOYAGEUR UNIVERSEL

 

Et je renais, étonné et curieux des dons prodigués par la providence; amoureux de la vie, joyeux sans possession : moi-même !

Ô, paradis ! Source terrienne ! L’enfer sur tes rives!

Ô, paradis ! Berceau de la vie !

Les bras des muses bercent mon génie comme un enfant !

Le ciel est ouvert ! Je peux mourir pour renaître comme je le veux !

Je suis libre d’aller !

Découvre ma route, elle a le visage de la mer !

 

Les poissons dans l’eau ne sont pas résignés.

 

Marche sur le pont des navires !

Tu entendras des promesses de jeux aux règles infinies.

Tu seras enfant de tes enfants !

Ils sont tous ici à téter à la mamelle des muses.

 

Si la mer a du génie c’est que l’éternité lui a donné le temps pour y penser !

 

Regarde ! Tu es bien chaussé pour la grande marche, paré pour la farandole aux angelots et costumé pour un défilé de bonhommes !

Quel plaisir de mourir quand on peut renaître à l’infini ! Laisser un souvenir pieux dans le cœur des amis qui t’ont nommé : capitaine !

Te voici rembarqué pour une autre fredaine, endimanché au bras des éternités en fleurs.

Que du bonheur, quand le malheur te frôle - car si l’enfer est court, le purgatoire est long !

Il y a une saison pour éclore, une autre pour mûrir, une autre pour récolter  tes fruits,  et passer l’hiver au bord du feu des étoiles.

Avec ta moitié aimante, amant, voyage !

+

Pierre Marcel Montmory trouveur

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