27 Octobre 2025
LE PRÉSENT CHAOS
Où tu tombes, tu fleuriras.
L’« ordre nouveau » ne se discute pas, pour la bonne raison qu’il n’est pas discutable.
Ce sont l’imprévoyance, l’égoïsme et la préférence donnée au confort immédiat qui conduisent aux problèmes : l’habitude de la facilité financière, le culte de l‘individu et, en fin de compte, l’égoïsme. L’individu veut prendre le pouvoir avec sa vérité; son identité, son système.
Le chaos normatif nous étouffe.
Le temps du monde fini a commencé, l’horizon se démultiplie. S’ouvrent devant nous des possibles, immenses en nombre, en puissance et en perspective. Le monde fini nous apparaît empli d’infinis.
Pour penser le chaos, combinons déni et dégoût. Le chaos contient ce qu’on ne voudrait ou ne saurait penser – et ce qu’on ne souhaite pas affronter.
Le chaos paraît un jour nouveau ; il est productif et nourricier, fécond pour qui apprend à le sentir, à le reconnaître, à le décrypter, puis enfin à le cultiver.
Restons-y,-nous, inventeurs !
Le chaos nous oblige !
Le battement d’aile d’un papillon à Paris peut entrainer une tornade à Pékin.
Une intelligence connait toutes les forces dont la nature est animée, et la situation respective des êtres qui la composent. Une intelligence embrasse dans la même formule, les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome : rien n’est incertain pour elle, et l’avenir comme le passé, est présent à ses yeux.
Les corps ont un mouvement fortement chaotique résultant de leurs rencontres proches. Leurs trajectoires deviennent imprédictibles.
Des ténèbres infernales surgit le chaos, l’abîme, le vide, sans consistance ; le néant qui précède l’être.
Le contraire du chaos, ce n’est pas la plénitude, mais l’ordre, l’harmonie.
Le monde signifie mise en ordre, ornement, parure.
Le tohu-bohu, c’est un trop plein de bruit, un tintamarre assourdissant; le brouhaha.
Cahin-caha :
Le chaos, la confusion, la cohue, la foire, la foule confuse, le mouvement désordonné, le tumulte, le désordre, le chahut, dont l’origine est obscure (voyelles sombres et non voyelles claires), véritables images de fin du monde en continuité avec l’origine du monde.
Gaza est abimée, et l’on danse à Paris. Tout va bien.
« Frères humains qui, après nous, vivez !».
Soudain un cri « Le poète est vivant ! ».
Pierre Marcel Montmory trouveur