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Le blog de Pierre Montmory

LE PRÉSENT CHAOS

LE PRÉSENT CHAOS

LE PRÉSENT CHAOS

Où tu tombes, tu fleuriras.

 

L’« ordre nouveau » ne se discute pas, pour la bonne raison qu’il n’est pas discutable.

Ce sont l’imprévoyance, l’égoïsme et la préférence donnée au confort immédiat qui conduisent aux problèmes : l’habitude de la facilité financière, le culte de l‘individu et, en fin de compte, l’égoïsme. L’individu veut prendre le pouvoir avec sa vérité; son identité, son système.

Le chaos normatif nous étouffe.

 

Le temps du monde fini a commencé, l’horizon se démultiplie. S’ouvrent devant nous des possibles, immenses en nombre, en puissance et en perspective. Le monde fini nous apparaît empli d’infinis.

 

Pour penser le chaos, combinons déni et dégoût. Le chaos contient ce qu’on ne voudrait ou ne saurait penser – et ce qu’on ne souhaite pas affronter.

 

Le chaos paraît un jour nouveau ; il est productif et nourricier, fécond pour qui apprend à le sentir, à le reconnaître, à le décrypter, puis enfin à le cultiver.

 

Restons-y,-nous, inventeurs !

Le chaos nous oblige !

 

Le battement d’aile d’un papillon à Paris peut entrainer une tornade à Pékin.

 

Une intelligence connait toutes les forces dont la nature est animée, et la situation respective des êtres qui la composent. Une intelligence embrasse dans la même formule, les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome : rien n’est incertain pour elle, et l’avenir comme le passé, est présent à ses yeux.

 

Les corps ont un mouvement fortement chaotique résultant de leurs rencontres proches. Leurs trajectoires deviennent imprédictibles.

 

Des ténèbres infernales surgit le chaos, l’abîme, le vide, sans consistance ; le néant qui précède l’être.

 

Le contraire du chaos, ce n’est pas la plénitude, mais l’ordre, l’harmonie.

 

Le monde signifie mise en ordre, ornement, parure.

 

Le tohu-bohu, c’est un trop plein de bruit, un tintamarre assourdissant; le brouhaha.

 

Cahin-caha :

Le chaos, la confusion, la cohue, la foire, la foule confuse, le mouvement désordonné, le tumulte, le désordre, le chahut, dont l’origine est obscure (voyelles sombres et non voyelles claires), véritables images de fin du monde en continuité avec l’origine du monde.

 

Gaza est abimée, et l’on danse à Paris. Tout va bien.

 

« Frères humains qui, après nous, vivez !».

 

Soudain un cri « Le poète est vivant ! ».

 

Pierre Marcel Montmory trouveur

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P
Khaos, la première des divinités de la mythologie grecque à émerger, à l’aube de la création, précédant la lumière. Khaos était l’ouverture béante, le gouffre ou l’abîme d’où sortirent tous les dieux, les hommes et les choses. Dans les Métamorphoses d’Ovide, le kosmos, le monde, naissait de Khaos, dépeinte comme une masse informe et confuse, « boue » primordiale mêlant dans un désordre total tous les éléments. La mer, la terre et le ciel devaient émerger de « cet amas inerte», de cet « entassement de semences de choses ».
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P
ANALYSE :<br /> Ce texte philosophique utilise le chaos comme concept central pour critiquer le monde contemporain, le présenter comme une source de possibles et une opportunité pour l'innovation, tout en reliant cette idée à des notions comme le déterminisme scientifique et le vacarme social. Il soutient que l'égoïsme, le confort et l'imprévoyance mènent aux problèmes, car l'individu se focalise sur son propre confort et ses vérités. Le texte oppose le « chaos normatif » qui étouffe, à un chaos plus productif qui s'offre à ceux qui apprennent à le comprendre et à le cultiver. <br /> Le chaos vu sous différents angles<br /> Source de problèmes : L'imprévoyance, l'égoïsme et le confort immédiat conduisent à des problèmes. Le culte de l'individu et le besoin de pouvoir personnel créent un « chaos normatif » étouffant.<br /> Source de possibilités : Le temps du monde fini s'accompagne d'un horizon qui se démultiplie, offrant d'immenses possibles. Ce chaos, perçu négativement, peut être vu comme un jour nouveau, productif et fécond. <br /> Le chaos comme contrainte et liberté : Le chaos est décrit comme une force qui oblige l'être humain à devenir inventeur, à faire face à ses peurs et à ses incertitudes.<br /> Le chaos dans la science : Le texte évoque la théorie du chaos, où une petite perturbation (le battement d'ailes d'un papillon) peut avoir des conséquences imprévisibles, même si une «intelligence » pourrait tout comprendre. <br /> Le langage du chaos<br /> Le chaos comme absence : Il est parfois présenté comme un vide, un néant qui précède l'être, une absence de consistance, mais d'où peut naître l'être.<br /> Le contraire du chaos : Le texte oppose le chaos non pas à la plénitude, mais à l'ordre et à l'harmonie.<br /> Le « tohu-bohu » : Il est utilisé comme synonyme de chaos, représentant un excès de bruit et de confusion, une image de fin du monde qui se mêle à l'origine du monde. <br /> Conclusion<br /> Le texte se termine par une critique de l'indifférence sociale, illustrée par l'image de personnes qui dansent à Paris tandis que Gaza est dévastée.<br /> Il se conclut sur un appel à la prise de conscience de la souffrance et du poète qui survit en ces temps difficiles, citant le poème « Frères humains » de François Villon. <br /> ---<br /> Le texte « LE PRÉSENT CHAOS » est un poème en prose qui explore de manière dense et contrastée le concept du chaos à travers une série de réflexions philosophiques et de constatations sociales. Il oppose une vision négative du chaos, associée au désordre et à l'égocentrisme humain, à une vision plus positive et féconde, y voyant une source d'innovation et de renouveau.<br /> Les aspects négatifs et les causes du chaos<br /> Le texte critique les causes du désordre actuel, notamment « l’imprévoyance, l’égoïsme et la préférence donnée au confort immédiat ».<br /> Il pointe du doigt « l’habitude de la facilité financière » et « le culte de l‘individu », dont l'égoïsme étouffe le chaos normatif.<br /> Le chaos est décrit comme un « tohu-bohu », un « tintamarre assourdissant », un « mouvement désordonné » qui s'apparente à une « fin du monde ».<br /> La souffrance d'un lieu (Gaza) contrastant avec l'indifférence et la frivolité d'un autre (Paris) illustre le cynisme et le désordre moral qui caractérisent le monde actuel.<br /> Les aspects positifs et fertiles du chaos<br /> L'auteur affirme que le chaos peut être une source de créativité et de possibilités infinies.<br /> Dans le « monde fini », un « horizon se démultiplie » et le chaos s'ouvre sur un nombre immense de possibilités.<br /> Le texte invite à « cultiver » le chaos, le considérant comme « productif et nourricier » pour ceux qui apprennent à le comprendre.<br /> L'auteur nous encourage à embrasser ce chaos en tant qu'« inventeurs ».<br /> L'opposition entre le chaos et l'ordre<br /> Le texte établit un contraste entre le chaos et l'ordre. Le chaos est le « néant qui précède l’être », tandis que l'ordre est la « mise en ordre, ornement, parure ».<br /> L'imprédictibilité du chaos est comparée à la conception d'une « intelligence » parfaite qui serait capable d'embrasser l'ensemble des mouvements de l'univers, alors que la réalité est marquée par un « mouvement fortement chaotique ».<br /> Référence au poète<br /> L'œuvre se termine sur un cri : « Le poète est vivant ! ».<br /> Ce cri final représente un espoir pour l'humanité, indiquant que même dans le chaos le plus total, la voix de l'artiste peut émerger et apporter une lumière.<br /> Ce poète est une figure de la résistance et de la créativité dans le tumulte du monde, suggérant que l'art a le pouvoir de transformer et de donner un sens au chaos.<br /> +++
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